Les clapets anti-retour sur l’aval de la Liane

Les communes bordant la Liane sur le secteur aval se trouvent régulièrement exposées aux remontées d’eau de crue dans les réseaux d’eau pluviale. Ainsi, des voiries, des caves, des parkings et même certaines habitations ou locaux commerciaux peuvent se trouver inondés, alors que le cours d’eau n’a pas débordé.

Pour contrer ces remontées d’eau par les réseaux d’eaux pluviales, et en partenariat avec les communes concernées, le SYMSAGEB a fait installer des clapets anti-retour sur certaines canalisations.

Dans un premier temps, 5 clapets ont été posés lors du chantier mené en 2008 sur les deux bras de la Liane à Pont-de-Briques. Ils ont montré leur efficacité lors des crues de l’hiver 2008-2009.

Pour compléter ce dispositif, le SYMSAGEB a fait installer 11 nouveaux clapets sur les communes concernées (Saint-Léonard, Saint-Etienne-au-Mont, Isques et Hesdigneul-les-Boulogne). Le chantier de pose des clapets s’est déroulé en été 2009.

La pose du dernier ouvrage, sur une emprise SNCF a nécessité des autorisations longues à obtenir. Ces autorisations étant désormais acquises, la pose de ce dernier clapet a été effectuée en juillet 2011.

 

Le recalibrage de la Liane à Pont-de-Briques

Le quartier de Pont-de-Briques, situé à l’intersection des communes de Saint-Etienne-au-Mont, Isques et Saint-Léonard, est le principal secteur soumis aux inondations de la Liane. Le quartier se trouve en effet de part et d’autres du cours d’eau, sur la partie avale du fleuve où la pente est très faible. Le secteur est également sous l’influence du niveau des marrées : lorsque le barrage est fermé pour empêcher la remontée des eaux de mer, l’évacuation des débits de crue est impossible. Enfin, un levé topographique et bathymétrique du tronçon Isques – Boulogne a confirmé la présence d’un haut-fond sur le lit de la Liane, et d’une section insuffisante pour le passage des eaux de crues.

A Pont-de-Briques, la Liane se sépare en deux bras : le bras principal circule tout droit et longe la voie ferrée, et le bras secondaire contourne un secteur urbanisé autour de la rue de la Gare.

Pour réduire l’effet d’obstacle constitué par le haut-fond et la section trop petite des deux bras de la Liane, le SYMSAGEB a engagé une grande opération de curage, recalibrage et renforcement des berges sur les deux bras de la Liane. Le tracé de la confluence entre les deux bras a également été modifié pour mieux accompagner les écoulements des débits de crue.

Le chantier d’aménagement hydraulique des deux bras de la Liane à Pont de Briques s’est déroulé sur toute l’année 2008. Il a permis d’augmenter fortement la capacité d’écoulement des eaux en période de crue en abaissant la ligne d’eau dans ce secteur très sensible aux débordements.

La 1ère phase de chantier (janvier à mai 2008) a concerné le bras secondaire. Les travaux ont consisté en une modification du tracé de la confluence des deux bras accompagnée de confortements de berges.

En effet, l’ancien tracé du bras secondaire correspondait à une embouchure dans le bras principal à contre courant, ce qui bloquait tout écoulement des eaux en crue. Le nouveau tracé permettra aux flux des deux bras de s’additionner sans turbulences en augmentant le débit d’évacuation vers l’aval.

La 2ème phase, commencée en mai 2008, a porté sur le curage et le confortement des berges du bras principal pour augmenter la section de passage de l’eau.

Au niveau du pont de la rue de la Gare, le Conseil Général a abaissé d’1,40m environ le niveau du radier de l’ouvrage. Le SYMSAGEB a poursuivi ce curage de part et d’autre du pont une fois les confortements des berges terminés. Ces opérations ont permis d’augmenter de 12 m² la section de l’ouvrage, et donc de faire passer sans débordement des crues plus importantes qu’actuellement.

Les berges ont également été renforcées au niveau de la séparation de la Liane en deux bras.

Le chantier s’est terminé par le reprofilage des berges sur le secteur amont  (entre le pont de la RD940 et la séparation en deux bras) et des travaux de maçonnerie sur des arrivées d’eau au niveau du bras principal. Quelques clapets anti-retour ont également été posés pour éviter les remontées d’eau de crue dans les réseaux d’eaux pluviales.

 

Le recalibrage du Canal Napoléon sur la Slack

Sur la Slack, des inondations très importantes se produisaient depuis quelques années sur le territoire de la Basse Vallée (Marais de Bazinghen, Beuvrequen, Marquise et Wimille). Les prairies de fauche se trouvaient ainsi submergées très fréquemment et durablement, ce qui remettait en cause les conditions d’exploitations agricoles de cet espace, ainsi que la qualité et la diversité de la faune et de la flore.

L’une des origines de ce problème venait du rétrécissement constaté sur le Canal Napoléon, le tronçon de la Slack situé entre la basse vallée et l’estuaire, dans la traversée du massif dunaire à Ambleteuse. Sur cette portion d’environ 1 km, la largeur du cours d’eau était par endroit réduite à environ 2m alors que la largeur normale est de 6m.

Pour remédier aux dysfonctionnements sur ce secteur, le SYMSAGEB a entrepris des travaux de recalibrage du Canal Napoléon. Ces opérations ont naturellement été accompagnées de travaux de confortement de la berge en rive droite, car les talus sableux de ce secteur canalisé sont très instables.

Les engins de curage ont circulé dans le lit de la rivière pour ne pas déstabiliser les berges. Les produits de curage et de reprofilage de la berge ont été évacués.

Par ailleurs, le choix du dispositif de confortement de la berge s’est porté vers la technique des pieux métalliques ancrés dans le talus pour apporter la stabilité aux berges concernées par le rétrécissement. Cette technique permet d’allier sécurité, facilité d’intervention et préservation de l’environnement et du paysage. Les pieux ont en effet été enfouis sous terre pour ne pas artificialiser les berges et éviter les atteintes à la qualité paysagère du site.

Après une année complète consacrée à l’instruction administrative du dossier par les services de l’Etat, toutes les autorisations ont été obtenues pour réaliser ces travaux de recalibrage. Le chantier a démarré début septembre 2009 et s’est terminé au printemps 2010. Des plantations d’espèces adaptées aux milieux humides et l’engazonnement des berges ont été réalisés pour compléter le système de maintien des berges.

Les travaux ont permis de restaurer le fonctionnement hydraulique de la basse vallée de la Slack, et les agriculteurs et les élus du secteur ont témoigné de l’efficacité des travaux. Ils ont pu en effet remettre en exploitation les prés de la basse vallée qui n’avaient pu être fauchés depuis plusieurs années en raison des submersions de longue durée.

Pour compléter l’opération, le Parc naturel régional des Caps et Marais d’Opale et le SYMSAGEB apportent actuellement leur soutien à la 6ème Section de Wateringues du Pas-de-Calais pour l’élaboration d’un plan de gestion pluri-annuel des voies d’eau incluant les opérations d’entretien courant des cours d’eau et fossés de la basse vallée de la Slack.